A propos de l’appart de Thierry Le Paon, un petit mot…

Si la presse et les médias mettaient autant de zèle à raconter notre belle histoire sociale, tous les conquis de la CGT et la nécessité des luttes que mène la CGT souvent au prix de la vie de ses militants (seul vrai rempart à la casse sociale) le visage de notre pays serait plus digne et comme disait Aragon « nos matins en seraient différents ».
Que le camarade Le Paon, soit logé décemment (même si le devis pourrait être moins salé, quoique !) ne me gêne en rien. Pourquoi un dirigeant ou un simple militant devaient être logé dans un gourbi au nom de je ne sais quelle ligue de vertu bien-pensante ou d’une morale bourgeoise qui réserverait (ben tiens, c’est l’ordre des choses !) aux pauvres les coins les plus défavorisés de la ville.
D’autres parts rappelons combien Ambroise Croizat ou Marcel Paul dans le sillage du programme du CNR avaient revendiqué (et ils l’ont fait !) de récupérer les beaux châteaux des collabos de l’électricité ou des Forges pour y faire des centres de santé, des colos de vacances, des centres de repos et y placer les ouvriers les enfants d’ouvriers.
Robespierre (mon maître) disait déjà en expropriant les châteaux nobles ou les beaux biens d’eglise : « Désormais, les plus beaux lieux seront au peuple. Nous y placeront les maternelles et les hospices » (le Louvre, demeure royale par exemple, devint musée populaire).
Mais on voit bien le pourquoi de l’acharnement: les élections approchent et il s’agit encore une fois de casser la première centrale syndicale et par là un vrai pôle de résistance pour laisser place à ceux qui composent avec le patronat, signent tout et accélèrent la casse. Je m’élève aussi par la même occasion contre ceux qui à l’intérieur de la CGT, pour des problèmes de place, d’ego (personnel) ou plus grave pour des problèmes idéologiques s’évertuent à détruire de l’intérieur ce qui est le dernier rempart au libéralisme échevelé.
Je n’aime pas ceux qui donnent aux flics de la presse et de manière insidieuse et lâche, des éléments pour accélérer la mort sociale. Dernier chose : avez-vous remarqué la place que prend l’article de l’affaire Le Paon dans le Canard: 35 cm de large pour 120 000 euros. Juste au-dessous sur 13 petits centimètres, il est question de l’affaire Balkany : 3 millions d’euros entre autres pour un Riad au Maroc… détournés sur les fonds publics…
Bises à tous et LUTTONS!!!
Michel Étievent… (Ecrivain, historien,journaliste.
Auteur d’une quarantaine d’ouvrages (documentaires, essais, contes…).
Concepteur et maître d’oeuvre de projets d’écriture collective
en collaboration avec les milieux universitaire, scolaire, urbain,
hospitalier, carcéral, en lien avec les ministères de l’Education nationale, de la Culture, de la Justice, de la Santé.
Directeur de stage et intervenant dans les stages de formation
autour du thème de l’écriture (enseignants, directeurs de l’action
sociale et culturelle, psychologues, éducateurs).
Participe à de nombreux journaux nationaux et émissions de radio
et de télévision.)

Lien Permanent pour cet article : http://www.cgtchmontauban.info/a-propos-de-lappart-de-thierry-le-paon-un-petit-mot/

(1 commentaire)

  1. On ne peut qu’etre d’accord. En effet pourquoi donc une femme ou un homme du peuple devrait etre « naturellement » reléguée vers certaines banlieues hideuses ou aux confins de la région parisienne en grande couronne.

    Toutefois, à quelle hauteur estime t’on un « logement décent ». A 1000 euros par mois avec ou sans travaux.?… Tout dépend de la région évidemment. Vincennes c’est quand meme la « moyenne supérieure » en région parisienne.

    Aujourd’hui la professionalisation de la politique fait fureur et fait dégats. Evitons la professionnalisation du « militant syndicale ». Il me semble que les + de 100 000 euros d’aménagement ou réfection, pour un logement à 2000 euros par mois, c’est, quelque part, exagéré pour un « militant ouvrier » car ouvre la voie à l’air du temps…qui plus est le proprio et l’agence doivent se frotter les mains par la + value qui leur sera octroyée au rendu de l’appartement (travaux)…étrange quand meme…

    Le Paon est très loin d’avoir l’envergure politique de Robespierre (d’ailleurs Robespierre habitait un modeste logis…chez les Duplay…mais l’époque n’était pas la meme certes). Maximilien était porteur d’un projet pour le peuple de France. Thierry La Paon est secrétaire général d’un syndicat qui, en effet, à l’échelle de l’histoire, a contribué à améliorer la vie de millions de gens par les luttes menées par sa « base » et extensions populaires. Mais il n’en est ni propriétaire, ni le « boss ». L’action collective sollicite la transparence.

    Les oppositions intérnes « muselées » de manière subtile par des mandatements tout aussi subtilement octroyés (il est aisé d’organiser des votes ciblés dès lors que toute l’organisation de la verticalité des structures, UD, etc, ont, pour la grande majorité, été monopilisés par des « femmes ou hommes de confiance »), si elle étaient acceptées en tant que telles, permettraient le débat bien à la peine aujourd’hui au sein des structures dirigeantes.

    95% des accords d’entreprises sont signés par la CGT. N’y aurait il pas un petit problème au sens « idéologique » à la CGT et donc au sens « formateur »?.

    La CGT fait partie intégrante de la CES. La secrétaire générale est cgt. La CES, financée par la commission européenne, n’en est qu’une courroie de transmission au delà des façades. En matière de rempart contre le néo libéralisme, on peut faire mieux, me semble t’il (Je ne pense pas que Maximilien eut été en accord avec ces options).

    ll est très aisé, en interne, de taxer de « néostalinien » tout ce qui veut s’opposer au capital globalisé d’une autre manière, plus « lutte des classes », dirai-je, hors d’un « dialogue social » (d’ailleurs fer de lance de la commission européenne et de la CES), mais cela n’enrayera pas ces nécessités.

    Cela dit, la CGT reste un outil important, voire essentiel pour les salariés, chomeurs, retraités, etc. Il faut y laisser vivre toutes ses potentialités sans exclusive. C’est le prix à payer pour une transformation sociale indispensable.

Laisser un commentaire

Inscrivez vous à notre newsletter

Pour recevoir nos derniers tracts et articles

bravo votre inscription est prise en compte

Pin It on Pinterest

Vous avez trouvé cet article intéressant? Partagez le

Shares