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Oct 24 2012

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Adresse de la CGT des boîtes en lutte aux congressistes du PS !!!

Tract-Congres-PS-2.pdf_Page_1-273x300La CGT réaffirme son attachement aux valeurs républicaines mises à mal depuis de trop nombreuses années.  Au nom de ces valeurs nous luttons pour une société démocratique libérée de l’exploitation capitaliste et des autres formes d’exploitation et de domination, nous agissons donc aussi pour le plein exercice de la citoyenneté.

L’essence même du syndicalisme CGT nous amène à respecter toutes les organisations qui s’inscrivent dans les principes démocratiques et le pluralisme d’opinion. En ce sens, nous saluons la tenue de votre congrès à Toulouse et vous souhaitons de bons débats.

Le respect, n’exclue toutefois pas d’exprimer un point de vue.  En effet, votre congrès se tient dans une période particulièrement lourde qui voit un déchaînement de l’affrontement de classe, car c’est de cela dont il s’agit !

Le lobbying patronal, la rapacité du monde de la finance et la cupidité des plus fortunés est sans équivoque sur ce point. Ils ont clairement déclaré la guerre aux salarié-e-s et à leurs syndicats, pour préserver leurs privilèges exorbitants au détriment de la solidarité et de la justice sur le plan social et économique.

Pour eux, les changements de gouvernements ne peuvent se concevoir que dans la continuité des politiques d’austérité tant au niveau Européen que National.

Dans ce contexte alarmant, porteur de tous les dangers, nous estimons qu’il y a urgence à la mobilisation syndicale, sociale, mais également politique !

C’est pourquoi, à l’heure où vous allez démarrer les travaux de votre congrès, nous syndicats CGT d’entreprises en lutte de Haute Garonne, tenons à relayer l’inquiétude, l’incompréhension et la colère des salariés de nos entreprises. Ils voient leur avenir professionnel compromis, sans aucune justification autre que la loi des actionnaires et des dividendes, avec toutes les conséquences sur leur vie et celle de leur famille.

Les droits d’interventions des salariés sur les stratégies d’entreprise ou les licenciements boursiers sont inexistants. En attendant une loi qui tarde à venir, l’Etat doit empêcher le patronat de prendre des décisions contraires à l’intérêt collectif et à l’emploi.

Lors de ce congrès, vous déciderez des orientations du parti politique qui est à la tête de l’Etat, majoritaire dans les deux assemblées, dans la quasi totalité des régions, des conseils généraux et des mairies. Jamais, les pouvoirs et les responsabilités d’un parti politique n’ont été aussi importants dans notre pays.

De leur côté, les salariés qui ont majoritairement œuvré pour le changement, se sentent trahis dans leur choix politique : leur quotidien ne s’est pas amélioré et les mauvais coups contre le monde du travail encouragés sous l’ère Sarkozy continuent.

Face à la délinquance sociale et économique, la loi doit passer !!

Le 16 février 2012, le groupe socialiste au Sénat a voté une proposition de loi interdisant les licenciements boursiers déposée par le sénateur Dominique Watrin, au nom de la commission des affaires sociales. Aujourd’hui, qu’est devenu ce projet de loi qui pourrait être adopté rapidement ?

Quelques exemples de la situation en Haute Garonne  Ces derniers mois les plans sociaux, les décisions stratégiques destructrices d’emploi se sont multipliés dans notre département (10 000 emplois menacés ou d’ores et déjà perdus) comme dans le pays.  L’action du gouvernement n’affiche pas une réelle volonté politique d’utiliser l’autorité donnée par le peuple pour que la puissance publique soit force de loi face aux orientations patronales.

CHU Toulouse, la dégradation des conditions de travail et des soins, est directement liée aux lois sur le financement de la protection sociale.  Les politiques d’austérité ainsi que les coupes budgétaires (-13,5 millions d’euros au CHU) sont autant de restrictions inadmissibles, dans un des pays les plus riches de la planète.  Elles ne pourront qu’aggraver les inégalités sociales !  Pour la Santé, le changement c’est urgent !

A Freescale, la capitulation au mois de juillet du ministre du redressement productif constitue une forte blessure en la matière et 821 emplois liquidés…  Et pourtant, cette entreprise toulousaine a fait des dizaines de millions de bénéfice. Elle va remonter la même usine en Chine avec nos machines.  Le gouvernement après s’être penché sur le dossier nous annonce qu’il n’y a rien à faire et se tourne vers le directeur de Freescale pour lui quémander d’agir. On croit rêver…tant que les politiques se tourneront vers les patrons licencieurs pour trouver des solutions au lieu de les affronter, rien ne bougera.

A Thales, le groupe Thales dont l’état est actionnaire à 27%, a programmé des délocalisations de productions à Singapour et des cessions d’activités Malgré les promesses du candidat Hollande et les engagements du ministère du redressement productif, après treize mois de conflits, les salariés de Thales Services/BUS ont été transférés le 15 octobre.  Ce transfert se traduira à terme, par des pertes d’emploi, par l’affaiblissement  du reste de la filiale informatique de Thales, et par une inadaptation des postes dans l’entreprise repreneuse ainsi que du groupe Thalès.

AIR France Industrie, la direction au travers du plan d’austérité «  Transform 2015 », a décidé de délocaliser la majeure partie de l’activité au Maroc.  Ce choix se traduit par  la suppression de plus de 100 emplois, soit quasiment 25% de l’effectif ! Lors de l’inauguration de notre centre à Blagnac en 2004, l’ex-PDG M. Spinetta s’engageait devant les élus locaux à maintenir notre centre à 500 salariés.  Avec ce plan, la pérennité d’Air France Industrie est fragilisée! Sur les 4 sites AF de Toulouse, ce sont 220 suppressions d’emplois annoncées, 12 % de l’effectif toulousain. L’état qui est actionnaire à  hauteur de 16% d’Air France, a les moyens d’agir dans ce dossier !

SANOFI : 9Md€ de bénéfice et pourtant ce mastodonte de l’industrie prononce un plan social visant à supprimer 640 emplois sur la ville.  Abandon des activités liées à la recherche pharmaceutique, externalisation des services supports et arrêt de certaines productions, le gouvernement laissera-t-il faire ?  Les effets de communication de la direction du groupe annonçant zéro licenciement et 900 départs volontaires, ne trompent que ceux qui le veulent bien !  Les salariés eux refusent de telles manœuvres

Les déclarations, le soutien des élus lors des différents rassemblements ne suffisent pas.  Il faut agir, il faut arrêter les politiques destructrices.  L’emploi, le développement industriel et des services publics ainsi que des salaires et une protection sociale de haut niveau sont les clés d’une issue à la crise.

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