Commissions paritaires locales

Le ministère a publié le 26 mars l’arrêté fixant les quotas pour les changements de grade (classe supérieure, exceptionnelle, deuxième grade, principal…)

Soit : trois mois de retard.

Mais il manque encore le nouveau grade d’ASH de classe supérieure.

Ainsi les CAP du 8 avril dont les documents sont préparés 15 jours avant ne pouvaient pas traiter certains changements de grade.

Il faudra donc une autre CAP pour les examiner et pourquoi pas une troisième pour les ASH de classe supérieure.

C’est seulement après cela qu’il sera possible d’examiner les changements d’échelons pour l’année 2015.

Au vu des quotas publiés, on ne peut que s’insurger face à ce manque de reconnaissance.

Pour certains grades, seulement 5 à 6 % des agents pourront avancer de grade. Ainsi, les derniers de la liste devront attendre de 15 à 20 ans pour obtenir leur droit.

Outre l’injustice que constitue l’établissement même de quotas il est incompréhensible de constater de tels écarts. Ils varient de 20 % pour certains (IDE) à 5 % pour d’autres (ambulanciers), le plus souvent ce sont les grades les moins élevés qui sont les plus maltraités.

Soit le ministère ne connaît pas le fonctionnement des hôpitaux, pour publier les arrêtés fixant les quotas avec autant de retard,

Soit il méprise les droits des agents, pour fixer des quotas aussi bas,

Soit il n’a que l’obsession des économies pour tout mode de gestion.

Un mélange des trois n’étant pas à exclure.

Suite au reclassement de certaines catégories en 2014 des changements d’échelons pour cette année ne sont examinés que ce 8 avril 2015. Dans un premier temps, la direction n’avait proposé aucune bonification et tous les avancements étaient donc proposés à la durée moyenne.

Les élus CGT sont intervenus pour que ces agents ne soient pas lésés, nous avons fait valoir leur droit à bénéficier de réductions de durée d’échelon comme le prévoit la réglementation.

Suite à notre intervention la DRH a accepté d’établir de nouveaux documents avec des propositions de bonification.

L’intervention des élus de la CGT aura ainsi permis le rétablissement des agents dans leurs droits.

Promotion «au mérite» : qui détermine le méritant ?

En commission paritaire pour les personnels ouvriers, la direction a décidé de nommer des agents sans respecter les critères d’ancienneté.

Elle a porté son choix sur des agents qu’elle considère selon ses propres critères avoir une plus grande valeur professionnelle que d’autres.

Ainsi elle a dû comparer la valeur professionnelle d’un agent travaillant à la blanchisserie avec la valeur professionnelle d’un agent travaillant à la cuisine. On ne peut que s’interroger sur l’objectivité d’une telle démarche. En quelque sorte il faudrait apprécier si un agent est meilleur cuisinier que l’autre n’est buandier, ou l’inverse.

De quelles contorsions d’esprit faut-il faire preuve pour pouvoir tirer de telles conclusions ?

La CGT, mais aussi en accord avec les autres organisations syndicales a toujours considéré l’ancienneté comme étant un critère prépondérant d’appréciation de la valeur professionnelle. Et ce d’autant plus que les agents donnent satisfaction dans leur travail. Cela est d’ailleurs prévu dans la règlementation.

Bien sûr si un agent ne donnait pas satisfaction cela pourrait ce discuter.

Pourquoi la direction opte-t-elle pour ce mode de gestion ?

Pour faire preuve d’autoritarisme et montrer qu’elle est seule maître à bord ?

Pour bien faire comprendre aux agents qu’il faut plaire aux chefs, mais lesquels ?

Pour inciter à écraser son collègue pour lui passer devant ?

Tout cela est indigne de l’esprit même de la fonction publique. Le fonctionnaire n’a pas à servir son chef, il a à servir les usagers.

Le chef n’est pas là pour infantiliser les personnels, il est là pour coordonner les équipes et garantir la qualité du service rendu à la population.

Aucun chef ne pourra jamais contraindre qui que ce soit à bien faire son travail. Chacun sait très bien ce qu’il a à faire parce qu’il est un adulte responsable, soucieux d’exercer son métier le mieux possible. Et si un agent se démobilise il n’y a que la discussion pour remobiliser.

C’est pour cela aussi que parfois nous revendiquons, que nous nous faisons entendre, quitte à déplaire à certains chefs car savoir se faire respecter c’est aussi faire respecter son métier et sa fonction.

Quand les cadres discutent, dialoguent, écoutent et comprennent que le travail dans un service, quel qu’il soit, est avant tout collectif et qu’il nécessite une cohésion d’équipe, le travail est fait et bien fait. Les relations interprofessionnelles sont alors de bonne qualité, ce qui est essentiel à la qualité même du service rendu.

Les promotions dites au mérite ne sont que des promotions arbitraires car le mérite est établi par une personne qui s’en arroge le droit. Ce sont des méthodes infantilisantes alors que ce dont nous avons besoin c’est d’exercer pleinement nos responsabilités.

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