Oct 19 2012

De gré ou de force

Merci à CGT CHU TOULOUSE d’avoir déniché cette perle .

… De gré ou de force.

Voir ce film absolument, décrivant des pratiques proches de ce que l’on peut vivre à l’hôpital…

Désireux de fermer l’une de ses filiales sans payer d’indemnités de licenciement, un grand groupe fait appel à un « mercenaire » des ressources humaines, chargé de pousser à bout les employés… jusqu’à ce que démission s’en suive. Une comédie grinçante rythmée comme un thriller. Téléfilm de Fabrice Cazeneuve (France, 1998-1h26mn) Scénario : Laurent Chouchan, Sarah Levy Avec : Julien Boisselier (Vincent), Philippe Duclos (Jalabier), Laurent Arnal (Philippe Gentais), Marie Desgranges (Nora), Philippe Faure (Max), Joseph Falcucci (Joseph), Isabelle Habiague (Corinne), Christian Pereira (Charles) Photographie : Pierre Novion Montage : Jean-Pierre Bloc Musique originale : Michel Portal Coproduction : Anabase – Expand Images, ARTE France, France 2 ARTE FRANCE Diffusion en 16/9. Rediffusions sur les bouquets numériques CanalSatellite, TPS ou via un récepteur numérique classique sans abonnement le 24.02. et le 04.03. Medic-Hall, filiale de la GFI (Générale financière d’investissement) spécialisée dans la vente de matériel médical, regroupe une dizaine d’employés. Dans le cadre de la restructuration du groupe, la GFI décide de se débarrasser du personnel de Medic-Hall en utilisant une méthode qui permettra d’éviter toute indemnité de licenciement. Traque systématique de la moindre faute professionnelle, humiliations, tâches ingrates, tous les moyens sont bons pour pousser à bout les employés transformés en victimes. Ce jeu de massacre est orchestré par Sébastien Jalabier, redoutable spécialiste du « dégraissage »… Liquidation totale « Ce qui m’a séduit dans le scénario, c’est l’humour et la violence du propos, les situations décalées par rapport au réel, comme dans un cauchemar. Les scènes se succèdent, à la fois réalistes et décalées. De plus, l’histoire ne s’appuie pas sur un ou deux personnages principaux mais sur une pléiade de petits personnages qui sont traités avec attention et donnent naissance à une véritable galerie de portraits. Je voulais des acteurs peu connus afin de permettre au public de s’identifier plus facilement aux différents personnages. Beaucoup sont des acteurs de théâtre, d’horizons divers. Ainsi, le travail s’apparentait plutôt à celui d’une troupe, ce qui était très agréable et s’est avéré très bénéfique pour le film. L’option choisie était de ne pas faire un documentaire social mais plutôt une fable contemporaine, afin de mieux faire passer le côté manichéen de l’histoire. L’atmosphère de huis clos et la tension extrême au sein de l’entreprise se sont imposées au fur et à mesure de la mise en scène. Curieusement, je ne me suis rendu compte de l’aspect militant du film que bien après la fin du tournage. À la sortie d’une projection, j’ai entendu beaucoup de producteurs qui étaient ravis du film et qui se disaient rassurés qu’il y ait encore des films comme celui-là. Ce qui était très drôle, par ailleurs, dans les différentes projections, c’est que, malgré la gravité du sujet, les gens sortaient de la salle littéralement galvanisés. » (Fabrice Cazeneuve)

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