Des conditions d’emploi bientôt améliorées pour les contractuels ?

Le recours au contrat, pour les catégories A, selon la « nature des fonctions » ou les « besoins du service », sera précisé. Pour eux, des recrutements directs en CDI seront autorisés à l’Etat dans un premier temps.

Le protocole évoque aussi des circulaires communes aux trois fonctions publiques, un contrôle de légalité vigilante et la création de comités techniques pour suivre ces mesures…

Conditions d’emploi améliorées  En complément, de nouveaux droits individuels et collectifs ont été précisés. L’exercice a gêné plus d’un négociateur, inquiet de voir s’instaurer un « statut-bis » remettant en cause le principe républicain du concours.

Le droit à l’évaluation et à la formation existe déjà pour des contractuels, mais le protocole prévoit de les renforcer. Les droits sociaux et à la rémunération seront mis en cohérence avec ceux des titulaires. L’évolution de la rémunération, la prise en compte de l’ancienneté, l’indemnisation chômage et une indemnité de fin de contrat sont en outre envisagés, au moment où les contractuels de l’Etat deviennent électeurs et éligibles dans les comités techniques, comme ils le sont déjà dans la FPT et la FPH. Le rôle des nouvelles commissions consultatives paritaires de l’Etat sera en outre évalué. En cas de mobilité, certains CDI et leurs droits associés pourraient être transférés.

Quels moyens ?  Il reste à établir quels contractuels seront éligibles au dispositif.  Sur ce terrain sensible, le gouvernement renvoie aux employeurs le soin de le définir avec les syndicats.

La question des moyens et contraintes pour les employeurs n’est pas réglée. « On a demandé des sanctions financières et le renforcement du contrôle de légalité », remarque Didier Bourgoin, qui regrette que la FSU n’ait pas signé. « On espère que les maires fermeront le robinet pour que la baignoire ne déborde plus », lance Didier Rosez (FO). « Une loi qui oblige les employeurs territoriaux à réfléchir sur la précarité de leurs agents et à mettre en place des outils pour la résorber est une excellente chose », insiste Catherine Guerrin (Unsa Territoriaux).

« C’est un emplâtre sur une jambe de bois. Le cadre dans lequel se déroulera l’application du protocole – suppression d’un emploi sur deux parmi les départs, non déprécarisation de nombreux contractuels – est très contraint. Et les employeurs n’ont pas un centime pour le mettre en œuvre », déplore Dorine Pasqualini, de Solidaires Fonction publique qui n’a pas signé.

Selon Georges Tron, il s’agit d’un « accord tout à fait important pour la résorption de la précarité dans la fonction publique, qui vise à corriger la situation absolument injustifiable de plusieurs dizaines de milliers de CDD ». Il faudra rester très vigilant

 

 

Baptiste Talbot, secrétaire général CGT services public

« Entre la première et dernière version du protocole, l’évolution est considérable. La CGT-Fonction publique a  signé ce texte, car ce dispositif de titularisation s’adresse à nombre d’agents et accorde des droits supplémentaires aux non-titulaires. Mais, concernant la territoriale, nous n’y trouvons pas notre compte. Nous constatons des difficultés récurrentes à faire appliquer les textes. Il faut mieux encadrer les choses. Notre crainte, c’est qu’il n’y ait pas volonté de titulariser ceux qui bénéficieront de CDI, avec des dérives sur les rémunérations. On aurait préféré le passage du CDD à la titularisation sans passer par la case « CDI ». Nous regrettons aussi que les assistants familiaux et maternels ne soient pas intégrés au protocole. Le recrutement sur emploi permanent des catégories B et C a été abandonné. Mais pour les A, la notion de « besoins de service » reste trop vague. Elle permettra encore d’abuser de ce mode de recrutement. Ce protocole présente toutefois des avancées pour l’ensemble de la fonction publique. Sur le terrain, il faudra rester extrêmement vigilant. » Une signature encore possible

Didier Bourgoin, secrétaire général du Snucliss-FSU

« Malgré 60 % de votes favorables au sein de la FSU, celle-ci n’a pas signé l’accord, 70 % étant nécessaire. Le Snuclias-FSU et l’Unatos-FSU [*], dont nombre d’adhérents sont des territoriaux de catégorie C, étaient très favorables à ce texte. Le Snuclias continue à militer pour la signature, qui peut encore intervenir dans les jours à venir. S’il n’est pas bon, cet accord n’est pas le plus mauvais et peut déboucher sur une réglementation favorable aux non-titulaires. Mais quand Georges Tron, la veille de la réunion conclusive, a annoncé qu’il y aurait 100 000 “CDI-sation” et seulement 50 000 titularisations, tous ceux qui en attendent une ont estimé que l’accord favorisait la “CDI-sation” et que nous avions négocié un “statut bis”. Ils voient aussi un risque, pour l’emploi public, à procurer des avantages aux non-titulaires. Cette position défensivene reflète pas la vraie vie : dans la FPT, des femmes et de jeunes contractuels gagnent 700 euros par mois. Des dizaines de milliers d’entre eux pourraient être intégrées par ces nouvelles voies d’accès… »

(*) Rassemble des personnels TOS, des collectivités locales notamment.

http://www.lagazettedescommunes.com/61262/des-conditions-demploi-bientot-ameliorees-pour-les-contractuels/

 

 

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