ÉCONOMIES ≠ QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL

L’Etat Prévisionnel des Dépenses et des Recettes (EPRD) établi courant novembre 2016 par la direction, a été rejeté par l’ARS.

Lors du CTE du 21 février, un nouvel EPRD nous a été présenté avec un déficit passant de 2,9 Millions d’euros à 1,9 Millions.

La différence s’explique par des recettes qui ont été notifiées en fin d’année.

Concernant les dépenses, la direction maintient ses prévisions  avec pour le Personnel Non Médical : une augmentation de 0,85% soit + 611 098 euros (sur 72 Millions), sachant qu’il faut déjà 1 321 Million pour financer les mesures nouvelles et les reclassements des agents.

Dans ces conditions c’est encore une perte d’emplois qui est programmée.

Nous avons dénoncé une fois de plus cette gestion qui a déjà gravement détérioré les conditions de travail en 2016, d’autant que des diminutions de moyens de remplacement sont prévues par la direction sur plusieurs années :

  • 400 000 euros en 2017,
  • 300 000 en 2018,
  • 200 000 en 2019.

Peut-on imaginer que ces économies, ces chiffres, sont sans conséquences sur la vie des agents, tant professionnelle que privée ? Non. La souffrance au travail est bien réelle.

La seule réponse des autorités face au mal être et aux sous effectifs, a pour nom QVT (Qualité de Vie au Travail) :

La Haute Autorité de Santé, l’ARS Occitanie, l’Agence Régionale d’Amélioration des Conditions de Travail ont fait appel aux établissements hospitaliers pour déposer un projet dans le but d’améliorer la Qualité de Vie au Travail de leurs agents.

Notre direction a bien entendu répondu à cette demande avec l’enthousiasme qu’on lui connait quand il s’agit du bien être des personnels !

Dans le document qu’elle a rédigé, elle fait état des réorganisations, du recrutement de médecins du travail, des futures constructions…

Concernant le Plan de Retour à l’Equilibre, rien n’est dit sur la diminution des moyens de remplacement, la suppression de la prime AS, les stagiairisations réduites à peau de chagrin.

Il faut croire que tout ceci n’impacte pas la qualité de vie au travail.

Et pourtant la direction reconnait :

  • Une augmentation importante de l’absentéisme,
  • Une proportion d’accidents de travail liée aux Troubles Musculo-Squelettiques également en augmentation,
  • Le départ de plus en précoce des infirmier(e)s pour travailler en libéral…

Si on parle de bien-être au travail, nous avons besoin en priorité :

  • De plannings fixes,
  • De charges de travail n’altérant pas notre santé, et permettant une bonne qualité des soins,
  • De locaux et de matériels adaptés et en bon état,
  • D’être respectés par la hiérarchie,
  • De titularisations et de reconnaissance des diplômes,
  • De formations permettant d’évoluer.

Nous avons le droit d’être exigeants pour la santé de tous.

Montrons-leur que nous ne sommes pas dupes de leur discours de façade, nous, nous sommes sur le terrain.

La santé n’est pas une marchandise. 

A l’appel des organisations syndicales CGT – FO – SUD,

une journée d’action nationale est organisée le 7 mars,

pour la défense des services publics.

 RASSEMBLEMENT ROND POINT DE L’HÔPITAL

MARDI 7 MARS

A PARTIR DE 14 H 30

 

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