Sep 03 2013

Le 10 septembre, journée nationale d’action: Défendons nos retraites

Après la réforme de 2010 qui devait résoudre les problèmes de financement de nos régimes de retraite, le gouvernement veut dès 2014 mettre en place une nouvelle réforme qui s’inscrit toujours dans la même logique de régression sociale.

 

L’allongement de la durée de cotisation

La réforme Fillon de 2010 est de fait, non seulement approuvée par le gouvernement Ayrault, mais elle est amplifiée.

Nous passerions de 41 ans et demi pour obtenir la retraite à taux plein, à 43 ans d’ici 2035. Tous les actifs nés à partir de 1958 verront leur durée de cotisation augmenter jusqu’à atteindre 43 ans pour ceux partant à la retraite en 2035 selon le tableau suivant :

 

né en :                                 atteignant 62 ans en :         durée pour un taux plein

1958 2020 41 ans et 3 trimestres
1961 2023 42 ans
1964 2026 42 ans et 1 trimestre
1967 2029 42 ans et demi
1970 2032 42 ans et 3 trimestres
1973 2035 43 ans

Pour les assurés nés après 1973, la durée restera de 43 ans (jusqu’à quand ?)

 

De très rares salariés atteindront ces durées de cotisation,( entrée tardive dans la vie active, périodes d’inactivité, chômage, mise à la retraite pour incapacité..) ils subiront donc une diminution de leur pension proportionnelle au nombre de trimestres manquants et une décote de 5% par année manquante.

L’allongement de la durée de cotisation masque en réalité une baisse des pensions.

 

Augmentation des cotisations, 0,3 % pour la part salariée et 0,3 % pour la part patronale étalées de 2014 à 2017 :

Le premier ministre a immédiatement rassuré le Medef, cette augmentation de cotisation sera compensée par une baisse de la cotisation patronale sur la branche famille. Autrement dit, ce sont les salariés qui paieront d’une façon ou d’une autre (augmentation de la CSG ?, diminution des allocations familiales ?? etc.)

Cette augmentation s’ajoute à l’augmentation de 0,3 % pour la dépendance déjà en vigueur. Ainsi qu’à l’augmentation de la TVA au 1er janvier 2014 prévue pour compenser le crédit d’impôt accordé au patronat (20 milliards d’euros).

 

Désindexation des pensions des retraités

Le report d’augmentation des retraites se traduira par une nouvelle perte du pouvoir d’achat des retraités.

 

Imposition des majorations pour les parents de trois enfants

Jusqu’alors les majorations (10 % pour les parents de trois enfants) étaient exonérées d’impôt, elles seront à présent imposables ce qui va entraîner une nouvelle perte de pouvoir d’achat pour certains retraités.

 

Compte pénibilité pour les salariés du privé

C’est certes un point positif de la réforme, il est cependant d’une grande complexité et ne pourra en tout état de cause représenter plus de deux ans d’avancement de l’âge de départ à la retraite, soit 60 ans c’est-à-dire, l’âge de départ en vigueur avant la réforme Fillon. Le progrès est donc tout relatif.

Pour les salariés du public il n’y a aucune modification, les injustices demeurent  (infirmiers, techniciens de laboratoire, éducateurs…)

 

Diverses mesures

Des mesures sont prises pour mieux prendre en compte le temps partiel, les temps de formation, les carrières heurtées. Même si elles réduisent quelques injustices, elles ne compenseront en rien les pertes subies.

 

On le voit bien cette nouvelle réforme des retraites s’inscrit dans la même logique que les précédentes :

Régressions des droits et allongements de la durée de travail pour les salariés alors que le monde de la finance est épargné, les profits sont sauvegardés, les allégements de cotisations patronales et autres cadeaux ne sont pas mis en cause.

 

L’équilibre de nos régimes de retraite ne peut s’obtenir sans amélioration du pouvoir d’achat des salariés et sans création d’emplois.

Il est indispensable de mieux répartir les richesses créées dans notre pays. On ne peut admettre que la part des dividendes versés soit sans cesse en augmentation au détriment de l’investissement producteur de richesse et de la masse salariale.

 

  • Comment pourra-t-on redresser l’économie si les retraités et les actifs voient leur pouvoir d’achat régresser ?
  • Comment peut-on inverser la courbe du chômage si on ne permet pas aux jeunes générations de remplacer les salariés les plus âgés ?

 

Le 10 septembre mobilisons-nous dans l’unité pour défendre nos droits et exprimer notre exigence de changements concrets.

 

Seule une répartition des richesses plus juste, améliorant le sort de chacun et non celui d’une poignée de privilégiés, pourra nous permettre de sortir de la crise.

Exigeons le changement, exigeons le progrès social.

 

 

Manifestation

Mardi 10 septembre à 14h30

Devant la préfecture

 

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