Oct 17 2011

Les hôpitaux pourraient perdre leurs médecins étrangers


Les hôpitaux pourraient perdre leurs médecins… par BFMTV

 

http://www.carevox.fr/

Plusieurs milliers de médecins étrangers pourraient se voir obligés de quitter la France le 1er janvier prochain du fait d’un durcissement des conditions d’exercice dans l’hexagone. Pourtant, et comme en témoigne la direction de l’hôpital d’Argentan, dans l’Orne, l’ensemble des bâtiments hospitaliers français ne pourraient tout simplement plus fonctionner sans les médecins étrangers.

 

 Le fonctionnement des hôpitaux de l’hexagone doit beaucoup aux médecins étrangers, au point que de nombreux services seraient bloqués s’ils devaient se passer de leur activité. Il semblerait cependant que la contribution de nombre d’entre eux soit remise en cause du fait d’un durcissement des conditions d’exercice sur le territoire français. Ce tour de vis concerne plus spécialement les praticiens ayant obtenus leur diplôme en dehors d’un pays de l’Union européenne. Plusieurs milliers de médecins se voient ainsi menacés de devoir quitter la France dans les prochains mois, laissant les hôpitaux se débattre dans une situation alarmante de sous-effectifs.

 De tout temps moins bien rémunérés que les médecins français, la situation était devenue plus compliquée pour les médecins étrangers depuis 2004, ces derniers se voyant dorénavant obligés de passer un concours national pour exercer sur le sol français, avec un niveau élevé exigé en français. D’un avis répandu, ce sésame est très difficile à obtenir. A l’hôpital d’Argentan, dans l’Orne, le cri de désespoir est allé jusqu’à attirer le micro des journalistes. Dans cet établissement, ce ne sont pas moins de neuf médecins étrangers, certains exerçant à des postes clé, qui risquent de perdre leur travail en 2012.

 Safi Zmouli, cardiologue venu d’Alger, y témoigne de sa situation : « A mon arrivée, j’ai relancé le service cardiologie qui avait fermé. Là on le fait tourner à deux cardiologues et demi. Cela n’est pourtant pas reconnu, bien que j’actualise ma formation en permanence ». Egalement algérien, l’unique pneumologue de l’hôpital Akram Kazi Tani confie lui aussi sa précarité : « Les autorités me donnent jusqu’à fin 2011 pour quitter le pays. Je voudrais bien repasser le concours, mais il n’y a aucune place dans ma spécialité ». Michel Renaut, directeur de l’établissement, se dit exaspéré. Ce dernier reconnaît que « ces médecins ne prennent la place de personne, et il est très difficile de recruter ».

 

http://www.carevox.fr/medicaments-soins/article/des-medecins-etrangers-menaces-de

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