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Nov 25 2013

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Rencontre avec l’ARS du 18 novembre

 

Le 18 novembre une réunion s’est tenue dans notre établissement entre l’agence régionale de santé, la direction, la commission médicale d’établissement et les organisations syndicales. Elle avait pour objectif la rédaction de « fiches actions » en vue d’établir un plan de retour à l’équilibre. La direction devait préparer ses fiches pour les soumettre à la discussion.

 

 

 

La direction prévoit :

 

·       La ré-internalisation de certaines maintenances et prestations. Rien n’a été précisé, ni le montant des économies à réaliser, ni les activités concernées, ni les moyens nécessaires pour réaliser ces tâches qui étaient confiées jusqu’alors à des entreprises extérieures.

 

·       La renégociation des contrats d’assurance : économie escomptée 300000 €.

 

·       Des économies sur les achats.

 

·       Le regroupement des activités d’hôpital de jour : où ? Comment ? Pour quelles économies ?

 

·       Augmentation du court séjour gériatrique de 14 à 25 lits, cela impliquerait de regrouper l’addictologie  avec une autre activité. Le projet n’est ni finalisé, ni chiffré.

 

·       Regroupement des chirurgies orthopédiques et viscérales avec une diminution du nombre de lits, il n’en resterait plus que 40 pour la totalité, en hospitalisation complète. Cette baisse serait compensée par un développement de la chirurgie ambulatoire.

 

Pour le personnel non médical

 

·       Actions en vue de maintenir en poste des agents handicapés. Cela aura pour conséquence de réduire le montant des pénalités (la loi oblige 6 % des personnels handicapés) économie escomptée 166 000 € d’ici 2015.

 

·       Retard des stagiairisations de six mois, soit 18 mois pour les IDE et 26 mois pour les aides-soignants minimum, économie escomptée : 42 000 €.

 

·       Suppression de 2,6 jours , économie escomptée : 350 000 € sur deux ans par diminution des jours dus.

 

·       Suppression du droit aux 25 congés annuels pour les agents partant à la retraite à partir du 1er juillet, quelle que soit la date de départ. Économie escomptée 25 000 €.

 

Personnels médicaux

 

·       Diminutions du nombre d’internes, économies escomptées : 342 000 €.

 

·       Réduction du temps additionnel (équivalent des heures supplémentaires), économie escomptée 148 000 €.

 

Ces projets ont soulevé interrogations, et contestations diverses.

 

 

 

 

 

Le directeur a manifesté son souhait de voir les dépenses de personnel amenées à 68 % du total des dépenses. Nous serions en 2013 autour de 69 % ce qui correspond aux moyennes nationales, compte tenu que nous sommes à la fois hôpital général et psychiatrique. (Rappelons que les dépenses de personnel représentaient 75 % en 2004).

 

 

 

Chacun peut constater que les mesures d’économies annoncées ne permettent pas de résorber le déficit prévu autour de 6 millions d’euros en 2013.

 

Les mesures annoncées sur les dépenses de personnel médical et non médical ont été vivement dénoncées car elles sont injustes au regard de l’investissement de chacun des personnels et qu’elles risquent de porter atteinte à l’attractivité de notre établissement.

 

 

 

Que dire des retards de stagiairisation qui auront des répercussions désastreuses pour les agents quand il s’agira, entre autre, de faire valoir leurs droits à la retraite. (On ne peut plus racheter les années de contractuel). De tels dégâts pour 42 000 € en une seule fois !! Cela témoigne à la fois d’un manque de respect du personnel et d’un manque de discernement. Rien ne justifie d’accroître encore davantage la précarité, alors que les agents sont sur des postes vacants. Notons que l’établissement n’a toujours pas initié la mise en œuvre de la résorption de l’emploi précaire .Des engagements ont été pris au niveau national, rien ne justifie un tel retard.

 

Conformément à ce que nous avions convenu en assemblée générale, nous avons mis en débat les vraies raisons du déficit de notre établissement et interrogé l’ ARS sur les questions posées par la motion adoptée en conseil de surveillance à l’initiative des organisations syndicales.

 

 

 

L’ARS a répondu qu’elle avait conscience des difficultés de l’établissement et qu’elle apporterait une aide consécutive à l’élaboration du plan de retour à l’équilibre, qu’elle ne peut pour l’instant préciser. En outre elle a annoncé que l’établissement serait aidé de façon à éviter les tensions de trésorerie, qu’elle financerait des projets notamment le CMP à Valence d’Agen et la mise aux normes pour la sécurité incendie du bloc médico- chirurgical.

 

 

 

La mobilisation des acteurs hospitaliers et particulièrement celle des personnels n’est pas étrangère à ces premiers engagements.

 

 

 

La principale raison de notre déficit est bien le manque de financement par l’assurance maladie des établissements de santé auquel se rajoute des spécificités de notre département.

 

 

 

Le 19 novembre de nombreux agents hospitaliers se sont mobilisés devant l’ARS, des actions de ce type ont été organisées dans les régions. De plus en plus d’établissements sont en lutte car ils manquent cruellement de dotations budgétaires. Le pays a besoin de sortir de l’ornière de l’austérité car elle mène à la fois à la régression sociale et à la récession économique.

 

 

Des mobilisations s’organisent dans de nombreux secteurs ; le gouvernement doit changer de cap, à nous de le pousser dans la bonne direction !

 

 

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