Sep 28 2013

Tract à la population: Syndicats CGT, FO, CFDT centre hospitalier de Montauban

Défendons l’hôpital public

Pourquoi l’hôpital est-il en déficit ?

Psychiatrie et soins de suite

Ces secteurs sont financés par une dotation annuelle, en 2013 elle n’a progressé que de 0,9 % par rapport à l’an dernier. Compte tenu de l’augmentation des coûts et de la progression de l’activité, cela est nettement insuffisant.

Médecine chirurgie obstétrique

Ces secteurs sont financés sur la base d’un tarif fixé pour chaque séjour d’hospitalisation. En 2013 ils ont baissé de 0,88 %, même en augmentant notre activité, ce qui engendre des dépenses supplémentaires, nous avons des recettes inférieures d’une année sur l’autre.

Chaque année ces déficits se creusent

et nous arrivons maintenant à un point de rupture

 

  • Le nombre insuffisant de médecins notamment en anesthésie et radiologie contraint les hôpitaux à recruter des intérimaires à 1600 € la journée. Cela a coûté 1,8 millions d’euros en 2012 à l’hôpital de Montauban.
  • La psychiatrie et les urgences (SMUR) à Montauban reçoivent moins de financement par rapport aux autres hôpitaux de la région, au regard de leur activité.
  • En Tarn et Garonne, les activités les plus rémunératrices sont exclusivement exercées par des cliniques privées. (Coronarographie, dialyse, radiothérapie, urologie, O.R.L, rééducation neurologique). Ainsi la population n’a plus la possibilité d’être soignée dans le secteur public pour de nombreuses pathologies.
  • L’hôpital public doit prendre en charge tous les patients quelles que soient leurs pathologies, leur niveau de dépendance et leur couverture sociale. Cela engendre des coûts supplémentaires, sans moyens supplémentaires.
  • La population du Tarn-et-Garonne augmente fortement (20 % en 15ans) et les moyens pour la soigner ne suivent pas, de plus, la proportion de personnes en situation de précarité est particulièrement importante dans notre département.

 

Pourquoi les personnels sont-ils en colère ?

La direction de l’hôpital, la tutelle et le ministère refusent de résoudre les vrais problèmes cités ci-dessus et décident de faire porter les économies principalement sur les dépenses de personnel.

  • Il faut savoir, par exemple, que la plupart des agents hospitaliers ne disposent, en été, que de 11 jours de congés annuels. Les autres congés étant accordés en fonction des nécessités de service.
  • Les agents effectuent des heures supplémentaires sans être payés et sans pouvoir les récupérer, ainsi 52 000 heures sont dues aux agents, soit l’équivalent de 35 emplois.
  • Avant d’être titularisés certains agents peuvent être en CDD jusqu’à 5ou 6 ans avec des contrats successifs de un à six mois sans évolution de carrière et sans prime de précarité.
  • L’activité progresse chaque année, par contre les effectifs ne suivent pas au même rythme, c’est notre charge de travail qui ne cesse de s’alourdir.
  • Nos salaires sont bloqués depuis trois ans si bien que pour certaines catégories au bout de 18 ans d’ancienneté ils ne perçoivent que 20 € de plus que le SMIC.
  • En remettant en cause notre accord sur la réduction du temps de travail, la direction de l’hôpital a pour objectif de nous faire travailler tous davantage pour «  licencier  »les personnels de remplacement.

Depuis trop longtemps, les personnels subissent ces pressions et ces contraintes. Qu’y-a-t-il de plus violent, après avoir tant donné, que de recevoir une lettre de fin de contrat, pour se retrouver sans emploi.

L’hôpital c’est l’affaire de tous

La population a raison d’être exigeante sur la qualité des soins. Elle a raison de vouloir disposer d’un service public accessible, tant financièrement que géographiquement. On ne peut pas faire toujours plus et toujours mieux avec toujours moins de moyens.

La santé n’est pas un coût, c’est une richesse et notre pays a les moyens de répondre aux besoins des populations, mais pour cela il faut en faire le choix.

Alors que les profits des entreprises du CAC 40 (parmi elles les industries pharmaceutiques) sont annoncés à hauteur de 80 milliards d’euros en 2013, ce sont encore 6 milliards d’euros qui devront être économisés sur la sécurité sociale. Va-t-on encore faire des cadeaux supplémentaires à ceux qui spéculent, qui amassent les dividendes alors que les besoins les plus essentiels de la population ne sont pas satisfaits ?

Nous avons besoin de revoir les modalités de financement des hôpitaux, la tarification à l’activité a été conçue pour favoriser le secteur privé au détriment de l’hospitalisation publique. Le gouvernement doit changer de cap et donner aux hôpitaux les moyens de fonctionner.

Ensemble, agents hospitaliers et usagers,

nous devons défendre le service public de santé.

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